:: On the Road :: Last time you zapped me someplace, I didn’t poop for a week. Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

I had a crappy guidance counselor

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Abigail Stainfield
Poor Little Hunter
Lun 26 Oct - 21:22
Le ciel bleu, clair et chaud contrastait étrangement avec les nouvelles morbides, imprimées sur le journal qu'elle feuilletait avec découragement. Mort, mort, enlèvement, suicide et tuerie, Abigail en venait à se demander si les américains étaient autres chose qu'un peuple de damné vivant sur la terre profane. Une civilisation et un pays maudit où la liberté individuelle devenait la prison des autres...

Trouver quelques chose d'anormal était tout simplement comme chercher un globule rouge dans une piscine de sang... tout simplement impossible. L'anglaise blâmait la surmédiatisation américaine des plus petits et plus banals problèmes du monde, franchement, c'était à croire que la presse savourait de cacher les informations pertinentes de leur payes sous une tonne de ragots de mauvais goûts...

Et à bien y penser, la jeune femme ne voyait pas pourquoi elle s'étonnait de cette constatation.

Soupirant, la brune déposa avec lassitude le journal au bout de la table, légèrement graisseuse, du snack bar où elle se trouvait, reportant son attention sur son cahier noir déjà bien usé par les allez et venu hors de son sac. À la première page trônait sa toute dernière «TO DO LIST» dont la majorité des éléments avaient été rayés quelques jours, voir même quelques semaines, plus tôt. 

 Si bien des articles avaient été fait avec aise, le premier de la liste continuait toujours de narguer avec embarra Abi qui, durant les dernier jour, avait tout fait pour se tenir occupé pour ignorer l'appel du devoir. Visiblement il n'était pas prêt de s'effacer comme par magie, et gardait fièrement sa place de choix, tout en haut de la liste, défiant presque l'anglaise – c'était devenu une histoire personnelle.

Se faire tatouer. Vraiment, après tout ce qu'elle avait vécu durant ces dernières semaines, elle avait naïvement cru que les aiguilles venant lui brûler l'épiderme l'aurait définitivement moins effrayé. Il fallait croire que l'esprit humain était totalement tordue et qu'elle n'avait définitivement pas les priorités craintives à la bonne place. Après tout, logiquement, se faire tatouer était définitivement incomparable à se faire poignarder. Pourtant elle avait consciemment demander d'être poignarder?

À cette pensée Abigail eu un léger haut le cœur, ses yeux soudainement humide, elle prit une longue inspiration avant de secouer doucement la tête, chassant de ses souvenirs cette étrange soirée avec Castiel...

Castiel qu'elle n'avait pas vu depuis. Aucun appel, aucun courriel, aucun signe... C'était à croire qu'elle avait complètement halluciné cette nuit entière. Pourtant les notes qu'elle avait prise sur le sujet n'étaient définitivement pas sujettes à hallucination... elles étaient bien trop claires et explicites pour qu'elle ait pu en inventer la moindre ligne. Le souvenir de se sentir littéralement mourir était aussi quelques chose que l'on oubliait difficilement...

Lorsqu'ils s'étaient quitté, Abigail avait promis une liste de chose dont elle ne se souvenait que par le biais de cette horrible liste de chose à faire... et le tatouage en faisait définitivement partie, sous celui-ci trônait un sketch rapide de ce qu'elle devait demander au tatoueur, chose qui ne l'a rassurait aucunement finalement.

Un soupire coincé dans le fond de la gorge, l'anglaise rangea ses choses dans son sac sans grande motivation. Aujourd'hui elle n'avait pas d'excuse, elle devait se faire faire ce tatouer «anti-posséssion» si elle voulait commencer pour de bon à aider. Jetant son sac sur son épaule, elle sortit du snak-bar avec une détermination forcé avant de s'arrêter devant sa nouvelle acquisition – une vieille phantom, noire. Si elle devait vivre le rêve, ou dans son cas l'enfer, américain, elle le vivrait certainement à dos de moto et rien d'autre.


Enfourchant sa moto, elle quitta le stationnement dans un bourdonnement, toujours sur cette fausse détermination qu'elle traînait depuis qu'elle avait décidé de se faire tatouer.
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Castiel
Lost Fallen Angel
Jeu 3 Déc - 21:52
« Yes, of course, I’ll make sure of it… Th-…No, Dean, I am not purposely trying to scare her away, she… What? No, she asked me to stab her. You know as well as me that it’s highly unlikely that I go about that by myself. Unless she was a demon. Or a rogue Angel. Or any other creature for that matter, and we both know this isn’t the case… What do you mean, ‘you’ve seen me get stabby’? ‘Hulk out’? Dean, you’re not… Alright. I’ll call you when I’ve talked to her. Goodbye, Dean. »
 
C’est dans un soupir frôlant d’exaspération que l’Ange éloigna son téléphone portable de son oreille, son regard de saphir s’arrêtant un instant sur l’écran toujours lumineux avant qu’il n’appuie dessus pour mettre fin à la conversation. C’était une chose tout particulièrement curieuse, d’inclure une quatrième personne à leur trio où, au fil des années, s’était créée une certaine cohésion, où des règles non-écrites avaient pris racine. Et bien que l’arrivée d’Abigail dans leur vie n’allait que leur apporter du bon – ou, du moins, une présence supplémentaire pour encaisser les coûts faramineux associés à ce semblant de métier tant sur leur corps que leur santé mentale – elle changeait les choses. D’abord, il n’avait jamais vu la barbe de Bobby être taillée avec pareille minutie. Et ensuite, la maison de l’homme - bien plus sage que son apparence le laissait croire - sentait bon, le soir où il avait emmené Abi chez lui afin qu’elle fasse sa connaissance et celle des garçons. D’ailleurs, ceux-ci avaient pris une attitude bien différente que celle qu’il avait vu naître chez eux auparavant, surtout considérant qu’il s’agissait d’une femme. Ils s’étaient tous les deux montrés très protecteurs, voire fraternels même s’ils venaient à peine de la rencontrer et, bien qu’il sache que les Winchesters ne faisaient pas confiance à n’importe qui, Castiel avait bien remarqué qu’ils semblaient tous les deux avoir vu la même chose en elle dont lui avait été témoin le soir où elle s’est manifestée. Elle était déterminée, gentille, effrayée et, à eux quatre, ils devaient tout faire pour la protéger.
 
Et c’est ce qui avait poussé Dean à l’appeler. L’Ange devait absolument s’assurer qu’elle se fasse tatouer le plus tôt possible, autant pour sa propre protection que pour la leur, et le Hunter ne saurais pas trouver repos tant que cela n’était pas fait. Le ténébreux comprenait bien les raisons derrière ses angoisses mais franchement, allait-il devoir la suivre au pas? Ne lui avait-elle pas dit elle-même qu’elle voulait un peu d’espace, qu’il devait cogner avant d’entrer? Et s’il n’y avait pas de porte? Les dents de Castiel s’accrochèrent brièvement à l’intérieur de sa joue alors qu’il glissait son téléphone dans la poche de son trenchcoat, sa main à présent libre glissant distraitement entre ses mèches foncées. Ça devait être fait. En espérant qu’elle ne se trouve pas dans un endroit ou une situation particulièrement inopportune.
 
Il ne lui suffit que d’un souffle pour qu’il soit transporté jusqu’à l’arrière d’un véhicule en mouvement – la motocyclette d’Abigail. Le temps s’arrêta tout juste une seconde, assez longtemps pour que l’Ange soit assis confortablement derrière l’Anglaise et que ses mains se posent sur le guidon. Il ne la connaissait pas encore très bien mais il devinait déjà que sa soudaine présence allait la faire paniquer et ils ne pouvaient tout simplement pas se permettre d’avoir un accident. Ses doigts bien en place et sa posture solide, il rajusta le passage du temps, fronçant doucement des sourcils sous la sensation du vent contre ses joues. Son dos se courba légèrement et, les yeux posés sur la route, il dit à l’oreille de son amie.

 

« We need to get you tattooed right now. Dean said so. »
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Abigail Stainfield
Poor Little Hunter
Ven 4 Déc - 21:57
Se faire tatouer.

Hmm, ou peut-être pouvait-elle simplement passer chez Bobby d'abord, question de parcourir sa bibliothèque... et voir même faire une tarte? Certainement que le hunter n'aurait rien contre l'idée qu'elle passe à l'improviste pour le nourrir et faire un peu de lecture.

Oui, aussitôt avait-elle laissé le stationnement du snackbar derrière elle, aussitôt ses bonnes résolutions l'avaient elles-aussi abandonnées... vraiment, il n'y avait rien de pressant encore, l'anglaise ne connaissait pas tout sur les monstres mythiques, démons et avait définitivement besoin de relire quelques livres, voir même en commencer des nouveaux...  La vengeance était certainement nécessaire, mais Abi n'y était tout de même pas prête.

Depuis sa rencontre avec l’ange et ses révélations plutôt morbides, la brunette avait désespérément commencé à se construire un plan, plutôt bancale, pour venger James.  Un plan qui, jusqu’à présent, n’impliquait une seule règle: aucun mort.  Abigail devait se l’avouer, elle ne savait pas si c’était possible, mais elle ne savait également pas comment elle pourrait vivre en ayant sur la conscience la mort d’un être humain… Il était fort a parier que le démon prendrait possession d’un humain quelconque et il était définitivement hors de question qu’elle tue une autre victime de ce monstre.

Elle s’apprêtait à changer de voie lorsque, venant littéralement de nulle part, deux mains se posèrent au dessus des siennes, prenant le contrôle de sa moto ponctué d'un cris aiguë de surprise. La voix rauque de Castiel vint résonner contre l'oreille de l'anglaise et le cœur de celle-ci manqua un bond.

Si elle n'avait pas été particulièrement effrayé par l'arriver improbable de l'ange, elle aurait certainement éclater de rire suite au commentaire de celui-ci.  Peut-être était-ce le ton de la voix de Castiel, ou simplement l'étrange formulation, mais une petite partie de son cerveau enregistra l'information - question d'en rire plus tard.

En attendant, secouée, elle tourna, les mains tremblantes sous celle de l'ange, le guidon de sa motocyclette, se rangeant sur le bord de la route avant d'arrêter un peu plus sec qu'elle ne l'aurait souhaité.  Descendant promptement de sa phantom dans un nuage de poussière, elle leva instinctivement la main avant de frapper, avec désespération, l'épaule du brun.


"WHAT.... What are you doing THERE!?"  Les yeux ronds, gorgés de larmes, la main prête à pousser une fois de plus l'ange (toujours question de relâcher toute l'adrénaline causé par cette soudaine apparition) Abigail, inapte à contrôler ses émotions, tremblait.

"Three weeks... Castiel.  Three weeks without any news of you... and you decided that NOW, on the back of my bike, it's a good time to showed up?"

Elle marqua une pause, prenant une longue inspiration, piqué que Dean ait quoi que ce soit à dire sur le traitement futur, voir plutôt la mutilation future, de sa peau, piqué que Castiel n'en fasse qu'à sa tête et l'ignore pendant tout ce temps, piqué que son plan ait échoué aussi lamentablement:

"And I don't need you, or Dean, to tell me when I get tattooed. I was just on my way to go to do it anyway!" menti-elle légèrement, orgueilleuse, omettant le fait qu'elle avait abandonné l'idée depuis quelques kilomètre déjà, préférant nettement allez cuisiner quelques tartes et patées chez Bobby...

Mais vraiment, ça, il n'avait pas besoin de savoir
.
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Castiel
Lost Fallen Angel
Mar 29 Déc - 14:37
Le petit cri aigu qui jaillit des lèvres d’Abigail n’avait, au fond, rien de bien surprenant. Elle n’avait pas l’habitude. Et à voir comment les garçons réagissaient d’une manière similaire – bien que moins bruyante – à ses arrivées aléatoires sur le siège arrière ou passager de Baby, il se doutait bien que cela allait sans doute durer un temps avec la jeune femme. Soit, c’était ainsi et il devait faire avec. Ce qui l’étonna, toutefois, c’était de sentir le guidon de la moto tourner vers la droite, sentir la lisse chaussée d’asphalte disparaître de sous les pneus pour être remplacée par de la terre battue.  Était-ce vraiment nécessaire qu’ils s’arrêtent? Après tout, l’Ange savait exactement où ils se dirigeaient. Il ne leur faudrait qu’environ trente minutes à cette vitesse pour arriver en ville et trouver un tatoueur. Mais il s’agissait bel et bien de la moto de l’Anglaise et, ne voulant pas s’attirer de réprimandes, il la laissa faire.
 
Mais les réprimandes tombèrent malgré tout. Sitôt Abigail levée du véhicule, elle lui assena une solide claque sur l’épaule qui, bien qu’elle ne lui fasse pas réellement mal, lui fit froncer les sourcils, ses larges lèvres se pinçant un peu.  Pas que ça lui aidait à comprendre ce qui clochait, exactement, mais au moins maintenant il avait la certitude qu’elle n’était pas heureuse. Bon. Ça n’avait rien de surprenant, on lui avait souvent reproché son manque d’humanité et son stoïcisme, mais…

 
« You’re upset. », nota-t-il, le ton neutre. Ça n’était pas une question. Une observation, tout simplement.
 
Le ton élevé et saccadé de la voix de son amie, en plus de ses doigts tremblants et de ses larmes retenues, ne firent que confirmer son hypothèse. Il était toujours bien loin de passer maître dans l’art de l’empathie et de la conversation, mais avec un peu de temps, qui sait, peut-être seraient-ils tous témoins d’un miracle. Il la laissa donc parler, ses yeux bleus fixés sur son visage. Ça ne serait à rien de l’interrompre pour lui répondre, il savait bien que c’était de nature humaine que de vouloir exprimer toute ses émotions en même temps, même si cela nuisait à l’objectivité de leur communication. Défaut de fabrication.
 
C’est lorsque la dernière phrase d’Abigail tira à sa fin que la tête de l’Ange se pencha tout naturellement sur le côté, ses sourcils se fronçant une nouvelle fois.

 
« Why are you lying to me? »
 
Pas de reproche dans sa voix. Seulement qu’une pointe de déception. Il avait l’habitude qu’on lui mente; c’était à croire que c’était le passe-temps favori des Winchester. Et si l’expérience lui avait appris quelque chose, c’était que le mensonge ne menait jamais à quoique ce soit de positif. Mais il s’attendait à autre chose de la part de la jeune femme, surtout lorsqu’il s’agissait de quelque chose de tout particulièrement anodin comme c’était le cas maintenant. Sa langue glissa brièvement sur ses lèvres avant qu’il ne reprenne parole, se reculant un peu plus sur le banc pour laisser la place nécessaire à Abigail pour qu’elle puisse se rasseoir.

« It doesn’t matter to me, what you were about to do and what you had in mind before I came along. You’re not a child, I won’t scold you. But don’t lie to me. I still don’t understand why humans lie – it’s completely useless and counteractive – but I know how to spot it. I can hear your heart beat, I can see your eyes shift. » Il marqua une courte pause avant de désigner la moto du menton. « Get on. Let’s get you tattooed.»
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Abigail Stainfield
Poor Little Hunter
Lun 4 Jan - 18:14
Il ne fallu pas plus de quelques secondes avant que les remords n'envahissent les pensées d'Abigail.  Sa frustration coula bien vite sous une tonne regret et de honte.

«Castiel...»

Elle fit un pas dans sa direction, levant la main, avant de s'arrêter dans son étan, laissant tomber son bras contre elle, Abigail recula d'un pas.

Il s'en fichait au fond, Ô ce grand ange sans émotion qui n'en avait cure, mais Abigail ressentait pour deux, elle.  Elle ressentait, derrière le ton neutre de l'ange la déception de celui-ci, ou du moins, celle qu'il aurait dû avoir.  Elle senti alors la honte prendre contrôle de son esprit tandis qu'elle se demandait pourquoi, pourquoi avait-elle ressenti le besoin de souffler ce mensonge à l'ange, aussi petit était-il.

Pourquoi ne pas tout simplement lui avouer la vérité?  

Parce qu'elle en était embarrassé.  Parce qu'à chaque fois qu'elle se lançait dans ce genre de conversation, que ce soit avec l'ange, avec Dean, ou même avec Sam et Bobby, elle se sentait légèrement humiliée.  Humiliée d'être cette petite anglaise complètement perdue, humiliée de ne pas savoir ce battre, humiliée d'espérer secrètement ne jamais avoir à tuer personne.  Humiliée de s'être lancé, bonne à rien dans une vie qui n'allait lui apporter que la mort, humilié d'être si naïve.

Silencieuse, elle suivit du regard Castiel reprendre sa place sur la moto, mais les mains tremblantes et les yeux humides, Abi n'était pas en état de conduire.  Baissant la tête alors qu'une larme glissait contre sa joue, elle soupira.

«I'm sorry Castiel… I shouldn't lie, I know… but...»

Elle marqua une pause, s'exaspérant elle-même de la situation.  Relevant la tête brusquement elle renifla – de manière peu gracieuse – avant de lâcher avec entêtement :

« I swear, this will be the last time I'll lie to you… or that I'll complain… but.  But I FEEL that I need to say it, to take it off my shoulders, to phrase my problem so you'll know why it is one.» l'anglaise marqua une pause, inspirant difficilement avant de reprendre « I feel stupid.  I feel useless. And I feel even more stupid to tell you all this...  but I fear that I'm on an impossible mission.  Castiel, I see how Sam and Dean work, I see how many people they can kill just because of the ''bigger picture'' , but…. I can't, I can't kill every human possessed by demons. I want to save them, save them all,
exorcised  and everything, no knifes, no gun.  I know this is childish of me… I know I'll HAVE to learn how to fight, how to kill… but, how can I?  How can I fight something possessing human… possessing people who are loved and cherish?  »


Son poing se sera convulsivement contre le coin de son manteau, alors qu'elle détournait la tête, toujours honteuse, peinant à croire qu'elle venait vraiment de dire ça à Castiel… alors que la conversation concernait d'abord et avant tout une situation de tatouage non fait…  Mais, tout était relié, le tatouage était le symbole de son dévouement dans cette nouvelle vie qui l'attendait et… au  fond, elle n'avait jamais réellement exprimé ses craintes à ce sujet… ni à Bobby, ni aux frères.

Lorsqu'elle y repensait maintenant… elle se dit que parmi toutes les personnes à qui elle aurait pu vider son sac… Castiel n'était définitivement pas la personne idéal… et pourtant… elle se sentait étrangement proche de l'ange.

Rouge, elle prit une longue inspiration, évitant toujours l'ange du regard, puis pris entama le pas pour prendre place sur sa moto.



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Castiel
Lost Fallen Angel
Mer 6 Jan - 14:27
L’ange n’eut pas le temps de complètement refermer ses doigts sur le guidon de la moto, son dos n’ayant que tout juste commencer à se recourber lorsqu’il s’arrêta un peu brusquement dans son élan. Il cligna des yeux, son habituelle perplexité prenant lentement place dans son esprit lorsqu’il constata qu’Abigail n’était pas prête à partir, elle, et qu’elle avait autre chose à dire. Les mains de Castiel glissèrent loin des poignées, sa posture s’ajusta, et posa les yeux sur l’Anglaise. Remarquant par le fait même que sa collègue était – encore une fois et sans surprise – au bord des larmes. Les choses n’avaient pas besoin d’être aussi dramatiques. Mais Abi était aussi vulnérable qu’elle était forte, et il devait bien admettre que sa présence, plus sensible et émotionnelle, avait quelque chose de rafraîchissant par rapport aux relations qu’il entretenait avec les autres gens et créatures de son entourage. C’était bien elle la plus humaine d’entre tous. Dans tous ses caprices et ses imperfections.
 
Il comprenait ce qu’elle disait. Du moins, il en saisissait la théorie, l’aspect logique de cette peine à devoir tuer un corps, laissant ainsi une âme innocente en errance. C’était dommage, mais nécessaire, et il ne ressentait aucun malaise à le rappeler à la jeune femme. Il la laissa toutefois finir, pris même quelques secondes pour réfléchir à la formulation de ses idées. Certaines choses étaient tellement plus faciles à exprimer en Enochian. La jambe de Castiel pivota alors que, dans un court soupir, il se retournait pour faire face à Abigail. Il était toujours assis sur le siège de la moto, face à elle qui était toujours debout, son regard saphir subtilement levé pour qu’il puisse la regarder dans les yeux. Et sans qu’il ne s’en rende compte, sa main vint doucement agripper le poignet de la brunette, sa paume chaude contre sa peau.

 
« If there was a way to do this effectively and without danger to humans, we would’ve started doing it a long time ago. But there isn’t, really. Exorcisms work, but they take time, and the demon isn’t anihilated – it simply goes back to Hell and, eventually, we’ll see it again, in someone else’s body, torturing them from the inside. I can tell you without a doubt that most people who are being possessed are begging to be killed by the time we get to them. Besides… » Il haussa légèrement les épaules. « Everyone dies. And no matter when they pass, their soul will be taken to where it needs to rest, whether that be Heaven, Hell, or Purgatory. It’s only a matter of how long the journey is. »
 
Sa voix s’étant éteinte, Castiel laissa ses yeux sonder ceux de son amie encore quelques secondes avant qu’il ne lâche son poignet, esquissant un mince sourire. Il ne savait absolument pas comment s’y prendre pour être rassurant, mais au moins, il essayait. Il reprit donc le guidon en mains, son bassin s’avançant afin qu’il soit assis à la place du chauffeur.
 

« I’ll drive. »
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Abigail Stainfield
Poor Little Hunter
Jeu 7 Jan - 17:28
Pour la première fois en plusieurs semaines, quelque chose s’apaisa au fond d’Abigail, alors que les paroles de l’ange faisaient lentement leur chemin dans son esprit.  Son sentiment d’impuissance diminua doucement… juste assez pour qu’il soit maintenant à un stable une peu plus tolérable du moins.  

Était-ce dû au ton, légèrement différent de la neutralité habituelle, de l’ange?  Où encore à la présence réconfortant de la main de celui-ci, serrant doucement le poignet de la jeune femme? Où du fait que pour la première fois, elle avait finalement vu le côté humain et réconfortant de l’ange?  Franchement, pour une fois, le cerveau de l’anglaise s’arrêta dans ses surs-analyses pour la laisser apprécier les quelques secondes de sérénité que Castiel avait réussi à lui procurer.
Peut-être qu’au fond, sa solitude était le problème.  À passer des jours entiers seule, à ruminer le peu de choses qu’elle savait, Abigail ne s’aidait certainement pas à rester en confiance.  Son incertitude grandissait aux fils des heures qu’elle passait isolée du reste du monde.  Elle avait l’habitude d’être seule pourtant, fut même un temps où elle appréciait ces jours entiers, plongée dans ses pensées prenant soin de ses plantes, lisant calmement un livre dans le silence des bois environnant son refuge.

Mais les temps étaient bien différents maintenant.

Un mince sourire naquit sur les lèvres de la brunette alors qu’elle pouvait voir celui de l’ange se dessiner subtilement sur son visage.  Relâchant le poignet de l’anglaise, Castiel détacha son regard et Abigail retrouva subitement son sentiment de vide et d’inquiétude alors que l’ange annonçait qu’il prenait le contrôle pour le reste du trajet.

Prenant une longue inspiration, chassant ses inquiétudes, préférant profiter de la présence de Castiel pour être paisible.  Elle enfourcha la moto à son tour, fixant avec hésitation le dos large et fort de l’ange au travers son inséparable trench-coat avant de se résoudre à y déposer ses mains. Pas question qu’elle meurt en tombant de sa moto parce qu’elle était mal à l’aise à l’idée de s’agripper convenablement au brun.  Laissant glisser ses mains contre le corps de l’ange, elle se colla un peu plus et joignit ses mains, enlaçant maintenant fermement Castiel, les joues en feu (et elle avait 15 ans all over again), alors que l’odeur si particulière de Castiel vint chatouiller ses narines.

Castiel démarra la moto, le grondement lourd de celle-ci ronronnant dans les oreilles de l’anglaise.

Préférant vivre dans le dénie et ignorant le fait que d’ici moins de quelques heures des aiguilles allaient lui brûler et percer la peau, Abi lança un peu plus fort, tentant de sa faible voix de couvrir les grondements de sa moto :

«Cas?  Did you ever thought about buying a new outfit?»

Oui.  Une conversation d’un niveau intellectuel impressionnant.  Définitivement, elle s’étonnait elle-même de la qualité médiocre de son sujet de conversation.




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Castiel
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Jeu 7 Jan - 21:33
C’était un réflexe, tout simplement. Une réaction neurologique, un souvenir tactile, résidu de la conscience de Jimmy qui tapissait son esprit. C’est ce que l’Ange songea lorsqu’il remarqua que sa main était tout naturellement revenue se poser sur celles de l’Anglaise, jointes fermement juste sous son torse. Il n’était pas certain de comprendre ce à quoi cela servait. S’assurer qu’elle ne risquait pas de tomber, sans doute. Sécuriser l’étreinte si cela devait être fait. Ou peut-être qu’il n’osait pas s’admettre que c’était bel et bien lui qui avait voulu allonger ce contact, même s’il ne s’agissait que du bout de ses doigts effleurant ceux de la jeune femme. Pour la rassurer, pour qu’elle comprenne qu’il était là et qu’il n’avait pas l’intention de partir. Certes, sa position dans ce conflit éternel l’éloignait parfois des gens qu’il s’était donné le devoir d’aider, mais il n’était jamais bien loin, et la distance n’était que temporaire. C’était le cas avec Sam et Dean, ça serait le cas avec Abigail aussi. Dire que certains disaient que les anges gardiens n’existaient pas…
 
C’est sans plus tarder que l’Ange mis la motocyclette en marche, s’assurant d’un bref coup d’œil derrière lui que la jeune femme était bien à l’aise. Juste avant qu’il ne se mette à accélérer, la voix de la brunette vint lui chatouiller les oreilles, l’incitant à tourner la tête une autre fois afin de se concentrer sur ses mots. Mais ceux-ci lui firent légèrement froncer les sourcils. Qu’est-ce que les gens avaient donc tous contre son habit? Il était de taille appropriée pour le corps dont il avait pris possession, n’est-ce pas? Une moue un peu boudeuse affaissa les traits du ténébreux, le silence persistant encore un instant avant qu’il ne dise.

 
« I think this outfit is fine. It covers my vessel, protects it from the weather. There’s nothing wrong with it. I’m not sure why humans feel the need to purchase so much clothing. You did invent washing machines specifically for that purpose. »
 
Le silence reprit place quelques secondes encore puis ils reprirent la route, l’Ange se dirigeant vers la ville la plus proche. Et bien que le tatouage d’Abigail ternissait un peu la quiétude de son esprit, il se permit de laisser son regard vagabonder entre les voitures afin de regarder le paysage. Les arbres verts et encore humides d’une pluie récente, le ciel dégagé, le soleil brillant et scintillant contre les nuages joufflus. Il en avait presque oublié la remarque de l’Anglaise au sujet de son trenchcoat.
 
C’est environ trente minutes après leur second départ que l’Ange vint garer la moto dans un espace de stationnement du centre-ville, tout prêt d’un édifice qui contenait, en plus d’un marché et d’un spa, un salon de tatouage. Le moteur du véhicule se tût. Et la main de l’Ange vint à nouveau recouvrir celles, tendues et immobiles, de la jeune femme.

 

« Are you ready, Abigail? »

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Abigail Stainfield
Poor Little Hunter
Jeu 14 Jan - 22:08
L’une des mains de l’ange doucement posé sur les seines, le vent fouettant agréablement son visage alors que sa vieille moto traversait les routes désertes américaines, Abigail aurait presque eu l’impression, durant ces minutes, que rien n’allait de travers. Qu’elle n’avait pas vu James mourir, qu’elle n’avait pas pris les décisions les plus irrationnelles de sa vie, qu’elle n’avait pas tout quitté pour se lancer dans une aventure qu’elle peinait à comprendre.

Non, durant ces minutes, Castiel conduisant, étonnamment bien, sa phantom, et elle, assise en arrière se laissant guider sous les grondements chauds de celle-ci, le soleil brillant comme un bel après-midi d’été, tout portait à croire qu’elle vivait le plus grand des bonheurs.

L’effet Castiel avait probablement frappé, une fois de plus.

Ne voyant rien à dire sur sa réplique, elle devait l’admettre, parfaite concernant son accoutrement, la jeune femme laissa sont esprit vagabonder. Son regard glissait paisiblement entre la nuque de Castiel jusqu’aux arbres bordant la route, réfléchissant naïvement et superficiellement aux vêtements qu’elle aurait choisi pour l’ange en cette belle journée. Parce que parfois, il était bien plus simple de songer aux choses sur lesquelles elle avait encore un certain contrôle et, elle devait l’admettre, les vêtements ça la calmait.

Imaginant donc Castiel dans toutes les sortent d’accoutrement inimaginable, marchant en ville, ou en campagne, l’anglaise se rendit à peine compte qu’ils étaient finalement arrivé en ville alors que l’ange se rangeait sur le bord de la rue. Descendant avec aisance de sa moto avant de lui prendre doucement les mains, il lui demanda si elle était prête. Prête, elle ne le serait jamais, mais elle n’aurait pas pu l’être plus qu’à cet instant, et elle suspectait fort bien que l’ange en était pleinement conscient… ce qui à ses yeux expliquait largement la présence des mains de celui-ci englobant avec un certain réconfort les siennes.

«Can’t be more ready than I am now…» souffla-t’elle avec un sourire forcé.

Sa main maintenant bien crispée dans celle de Castiel, Abigail prit une longue inspiration, entrant avec une détermination feinte dans le building. Le regard de la brunette, fixé sur le studio de tatouage, elle ne fit aucun arrêt, et ne remarqua d'ailleurs absolument rien de ce qui se passait autours d'elle, jusqu'à ce qu'elle soit finalement face au tatoueur le plus cliché de l'histoire des films américains.

Avec automatisme, elle sortie un papier chiffonné de sa poche, délaissant avec désarroi la main de l'ange, avant de tendre le croquis du tatouage à l'amas de tatouage rasé qu'allait être son tortionnaire. Dans sa tête, le même refrain se répétait sans arrêt. «Ready? Ready! Okay sure? Yes… Ready? Ready! Okay sure? Yes… Ready? Ready! Okay sure? Yes… »

Suivant toujours machinalement le tatoueur, tout en espérant que Castiel soit toujours prêt d'elle, Abigail alla s'installa sur la chaise, retirant sa veste, détachant son soutient-gorge avant de lever son chandail le plus haut possible tout en restant dans la décence, désignant l'endroit de choix pour son sigle anti-possession.

Coucher sur la table à tatouage, se mordant la lèvre avec force alors que les aiguilles commençaient leur travail douloureux contre sa fine peau, elle chercha l'ange du regard tout en lançant, la voix tremblante :


« You should tell me a story… really… anything to distract me… like I don't know… Have you ever been to Iceland?»

Thème pourri côté conversation elle le concédait, mais elle espérait sincèrement qu'il n'allait pas lui répondre platement un ''non'' digne de lui. Pourvu qu'il joue le jeu, se dit-elle alors que les premières larmes, maladroites s'échappaient de ses yeux. Maudites larmes. Vraiment… tant qu'il parlait, tout irait bien.

Elle était définitivement pathétique.

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